Voir l’article sur boursorama
Après le rachat de Cegetel par Neuf Telecom en 2005, SFR serait sur le point de racheter Neug Cegetel.
Le marché des Télécoms se resserre !!!
Vincent Druguet
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Après le rachat de Cegetel par Neuf Telecom en 2005, SFR serait sur le point de racheter Neug Cegetel.
Le marché des Télécoms se resserre !!!
Vincent Druguet
A
Ce post présente le Compte Rendu de la dernière réunion de l’EBG sur les nouvelles formes de télévision et quelques réflexions personnelles sur le sujet.
Certains indicateurs sont frappants :
Les intervenants de cette réunion étaient les suivants
Michael Gabriel, vice-Président exécutif de HBO : «Internet viewing of HBO programs is a service used by only 14% of our userbase, yet, il lowered our churn by more than 20%»
Les derniers chiffres sur la convergence TV font débat :
Je m’interroge pourtant sur ces réflexions, jugeant que ces 2 derniers phénomènes sont pourtant deux mouvements de fonds : Je consomme plus la TNT que les chaînes historiques et je ne loue plus de DVD depuis l’apparition de Canal paly sur Free. Suis-je un cas particulier ?
Deuxièmement, le cas de Taratata va à l’encontre de ce que dit Laurent Souloumiac. Nagui vient de lancer son portail web mytaratata.com (je suis moi même le directeur de ce projet et je vous en parlerais prochainement en détail) :
Accroissement ou reventilation de l’audience ?
Depuis 10 ans le chiffre de consommation stagne en moyenne à 3h24mn par jour. Selon les intervenants, il y a davantage de complémentarité que de cannibalisation entre les nouveaux canaux et le poste de télévision.
Cela veut-il dire que les consommations se segmentent avec une croissance de la consommation chez les plus vieux et une baisse de la consommation chez les plus jeunes (consommation vidéos sur les plate-forme comme Youtube) ?
Selon Ipsos, 30% des nouveaux consommateurs TV (donc les jeunes, je suppose) utilisent les canaux modernes pour avoir accès à des informations ou des services qu’on ne trouve pas ailleurs.
Tendances et profils des consommateurs
la consommation snacking est une tendance de fond
Face à ces nouveaux modes de consommation, la réponse des médias tend vers le 360° davantage que vers la verticalisation sur un seul canal. La tendance de fond va vers le “tous types de programmes sur tous types de supports”. Ainsi les spécialistes de
Selon Laurent Souloumiac,
Le principal problème de
Le fait que la technologie ne soit pas fiable à 100% constitue l’autre point faible. C’est un des facteurs qui pousse les utilisateurs à quitter ce canal. Les consommateurs sont demandeurs mais très exigeants.
Je suis personnellement d’accord avec cette analyse, le support mobile n’est pas encore adapté à ce mode de consommation mais les podcast videos sont une alternative intelligente en consommation asynchrone et les nouveaux terminaux comme l’iphone avec Youtube embarqué risquent de changer la donne.
Sur Internet, les chaînes TV se retrouvent face à un nouveau concurrent : les sites de partage de vidéos. Cette situation est d’autant plus complexe que ces sites sont à la fois concurrents et partenaires. Les intervenants insistent toutefois sur les différences fondamentales entre les deux acteurs : l’éditorialisation et l’organisation.
Selon Laurent Souloumiac, la difficulté des grandes chaînes à développer leur audience sur Internet provient des contraintes, notamment en ce qui concerne les droits de diffusion, qui pèsent sur elles davantage que sur les sites de partage. Il doute, en effet, de la bonne volonté des sites de partage à chasser rapidement les vidéos pirates. Cette lenteur (intentionnelle) permet, par exemple, aux Internautes de regarder sur ces sites les épisodes diffusés la veille à
Cette piraterie amène Laurent Souloumiac à se demander si les sites de partage de vidéos ne vont pas “bouffer” les chaînes TV, de la même façon que le téléchargement illégal a perturbé l’industrie du disque.
Quels modèles économiques adopter ?
Actuellement, les nouveaux canaux ne sont pas rentables pour les chaînes TV établies. Ils représentent un investissement à plus ou moins long terme. L’objectif actuel est de se positionner rapidement pour apprendre et structurer le marché.
Le marché publicitaire en est au stade embryonnaire avec deux freins qui l’empêchent de se développer. Il n’existe ni de mesures d’audience fiables et officielles, ni d’outils publicitaires adaptés aux nouveaux canaux.
Même en disposant de ces mesures d’audience, les revenus publicitaires ne suffiraient pas à couvrir les coûts de diffusion. Par exemple, sur Internet, une publicité en début d’un JT de 15 minutes ne rentabilise pas les coûts de la bande passante. De même sur les mobiles, où la publicité ne couvre que 5 à 10% des coûts de diffusion. Les formats TV (inclusion de la publicité avant, pendant ou après la vidéo) n’offrent pas non plus de solutions intéressantes, les vidéos étant trop courtes. Rodrigo Sepulveda propose alors une troisième voie: la technologie Overlay. Lancée il y a plus d’un an par un Américain, elle permet d’inclure ponctuellement des publicités dans la vidéo de façon non invasive, régulière et sans que le consommateur puisse les enlever. La vente au CPM est de l’ordre de 5 à 6 euros.
Selon Rodrigo Sepulveda Schulz, le potentiel du marché publicitaire, lorsqu’on prend l’exemple américain (= 50% du marché publicitaire mondial), pour sa partie numérique est estimé à 20 milliards de dollars, dont seulement 2 milliards peuvent être distribués aux pure players. Mais, pense-t-il, ceci est une erreur d’appréciation, car les pure players (ici vidéo) ne se restreignent pas à la partie e-pub, mais regardent le marché global qui lui est de 500 milliards dont 35 à 36% vont aux chaînes TV. L’assiette, du coup, est beaucoup plus importante. D’autre part, pour amortir la bande passante, il faudrait vendre 8€ au CPM ce qui est tout à fait envisageable, car Google vend pour 20$ au CPM.
Pour toutes ces raisons, les modèles économiques ne reposent actuellement pas encore sur la publicité. France Télévisions Interactive propose, par exemple, un abonnement mensuel où l’accès aux services est payant. Ce paiement se fait par inclusion, car il ne faut pas que le consommateur ait l’impression de payer un service qu’il perçoit habituellement gratuit.
SFR, de son coté, facture l’accès au service TV, la bande passante sur 3G étant très chère. Une baisse des prix d’accès n’engendrerait pas pour autant davantage de consommateurs, l’élasticité-prix étant, selon Sabine Jaboulet, nulle.
Les nouveaux entrants : Joost et Slingbox
Personnellement, il me semble que la Freebox fait pareil ? j’enregistre mes programmes sur le disque dur et je peux les regarder avec mon ordinateur en me connectant. Quelqu’un l’a t-il déjà essayé ?
Joost est un réseau de distribution de programmes TV et d’autres formes de vidéos sur le Web qui utilise la technologie du peer to peer. Lancé par les fondateurs de Kazaa et Skype, ses quatre métiers sont l’infrastructure (véritable point fort), le sourcing de contenus, la vente de publicités et la création d’interfaces ergonomiques. La marque se décline également sur d’autres canaux.
Voir sur l’EBG pour télécharger le compte rendu intégral
Ci-dessous la liste de 10 tendances marketing à suivre en 2008 selon chief marketer. 10 tendances parmi d’autres selon moi mais elles restent intéressantes à analyser. Je les ai illustrées par un ensemble d’articles et d’exemples concrets.
Les marques et le Green Business :
Chaque jour, une nouvelle marque s’engage dans le développement durable que ce soit dans sa communication ou à travers des engagements concrets. le “green business” est, selon les principaux instituts d’étude, un relais de croissance important pour les sociétés dans les prochaines années . Cet appât du gain a pour conséquence une anarchie en terme de communication et il devient difficile pour un consommateur lamba de déterminer quelle société est plus engagée qu’une autre. Afin de pallier à cette problématique, B-corporation, fondée par des labels écologiques (voir les fondateurs) a pour objectif de définir des critères de scoring écologiques permettant de comparer les sociétés entre elles. Cela permettra de distinguer une société “engagée” uniquement sur le plan marketing d’une société “engagée” dans des actions concrètes.
Et sur le web, que se passe t-il ? de nombreuses évolutions que l’on peut classer en 4 catégories :
- Apparition de références éditoriales dans le domaine : treehugger, Hugg (un digg like pour les articles traitant du développement durable)
- Réalisation de chaînes environnement sur les portails Yahoo (yahoo green) et MSN
- Existence de millions de blogs sur le sujet (6.093 occurences “green business” sur technorati Nov 2007)
- Augmentation de sites e-commerce dédiés aux objets labellisés développement durable
- exemple dans l’automobile : GOYELLOW de General Motors, Peugeot et son programme Blue Lion,…
- exemple dans la grande consommation : Jacques vabre et unilever s’engagent avec Rain forest alliance. La Marque ben&jerrys a organisé l’année dernière un projet écologique, le climatechangecollege, afin de promouvoir et financer des projets de développement durable dans le monde.
- Multiplication de widgets et de badges à plaquer sur son blog : il devient très tendance de montrer qu’on s’engage dans le développement durable (voir le site de Nicolas Hulot et ses 800.000 engagés)
- Applications facebook permettant de promouvoir des comportements écologiques : ex carpool app pour le covoiturage
- Goloco lance une plate-forme de covoiturage avec une offre BtoB pour réduire les émissions de carbone
- Bon cadeaux “carbone” à offrir sur zerofootprint ou sur Terrapass
- Greendimes en association avec l’association de marketing direct (DMA) permet aux internautes de se retirer des mailing list et ainsi réduire la consommation globale de papier.
- l’eco-comparateur de voyagesncf.com permet aux voyageurs de comparer les émissions de carbone par moyen de transport sur une même distance afin de faire un choix engagé.
- Utilisation des mondes virtuels (second life) pour la réalisation de séminaires (ex CISCO) afin de limiter le déplacement des collaborateurs.
L’innovation en média-outdoor :

c’est le canal publicitaire qui a le plus progressé en 2006/ 2007 (hors Internet) grâce à l’apparition de nouvelles technologies permettant d’interagir avec les consommateurs :
Le gaming :
La Wii a permis l’avènement du jeu vidéo pour tous et renforce la tendance marché du jeu vidéo et des consoles de salon.
Le casual game (et son pendant publicitaire, l’advergaming) est également une tendance de fond avec une estimation de plus de 2 milliards de $ de chiffre d’affaire généré seulement aux U.S en 2008 et plus de 150 millions de personnes (de toute âge) jouant régulièrement on-line, . 9 acteurs majeurs mondiaux sont actuellement en tête (AOL games, Big fish games, Miniclip, MSN Games, Pogo, realarcade, Schockwave, Wildtangent, Yahoogames) mais le développement des mini-jeux sur réseaux sociaux (et notamment facebook) peut faire changer la donne.
Voir mon article sur le marché des casual games et de l’advergaming.
Le mobile :
Malgré les multiples annonces de décollement du marché mobile ces dernières années, l’internet mobile n’a jamais vraiment décollé (échec relatif du wap, peu d’utilisation des applications bluetooth…). Pourtant, certains indicateurs de marché montrerait que ce décollage est prévu pour 2008 :
- Lancement de nouveaux terminaux dédiés aux multimedia mobile (i-phone, Nokia N95)
- Accélération du débit (réseaux 3G et 3G+) pour une vraie expérience utilisateur (il est désormais possible d’aller sur Youtube à partir de son mobile)
- Lancement des Mobiles TV
- Lancement de la plate-forme mobile ANDROID par Google en collaboration avec des constructeurs et des fournisseurs de contenu (voir article de Fred cavazza)
- Lancement par Vivendi d’une plate-forme de contenus convergents fixe / mobile : zaOza. Cette plate-forme devrait notamment miser sur des contenus live avec un modèle économique d’abonnements pour séduire internautes et mobinautes.
Les réseaux sociaux :
Au delà des 2 principaux acteurs médiatisés ces derniers mois que sont facebook et myspace, de nombreux autres réseaux prospèrent et se développent verticalement sur un secteur ou sur une catégorie de cibles. Voir l’article de fred Cavazza sur le sujet :
Les widgets :
Selon ComScore, plus de 220 million d’internautes ont utilisé un widget en mai 2007 (widget Marque, facebook, netvibes,…). La société Slide, créateur de slideshows interactifs embarqués dans les réseaux sociaux, atteint près de 120 millions de visites mensuellement. Ce mouvement de widgetisation du web se développe les axes suivants :
- Les widgets web : des bout de code embarquables sur les blogs et les sites web (API Face book, les nouveaux widgets UWA multi-plateforme de Netvibes, mash-ups, etc…). Ils fonctionnent indépendamment de la page sur laquelle ils sont implémentés pour créer des interfaces agrégées.
- Les widgets de bureau : téléchargeable sur l’ordinateur, ils répondent soit à des besoins des internautes (Horloge, calendrier, widget UPS de suivi des colis, etc…), soit à des mécaniques promotionnelles (widget de marque ex : H&M). Téléchargés volontairement, ces widgets permettent d’instaurer une relation de proximité avec l’internaute.
- Widget e-commerce : plug-in que les internautes téléchargent sur leur bureau pour se tenir au courant des dernières promotions (ex : widget ventes privées) Ces widget garantissent la multiplication des points d’entrée vers le process d’achat.
La vidéo :
2006/2007 ont vu l’augmentation sensible de la pénétration du haut débit et l’explosion des plates-formes vidéo comme youtube et DailyMotion. En 2007, d’autres acteurs sont entrés dans la danse :
- Les Marques à travers la multiplication des opérations virales vidéos et l’utilisation de la vidéo comme outil pédagogique ou de démonstration
- Les acteurs du e-commerce avec l’intégration des vidéos comme outil d’aide à la vente
- Les acteurs de la publicité avec toujours plus d’innovation et de format (voir article du JDN)
- système de publicité dynamiquement intégrée en pre-roll ou post roll.
- Intégration de mots-clés contextuels à une vidéo permettant de remodéliser le système adword sur le support vidéo
- Google lance des bannières dynamiques en bas des vidéos Youtube publiés par les fournisseurs partenaires (partage des revenus entre Google et l’annonceur)
- Possibilité d’intéragir avec le support vidéo pour l’e-commerce, la publicité ou le tourisme (revoir l’exemple présenté par la société Idside). De nombreux acteurs se positionnent sur ce marché porteur (vidéoclix, United virtualities, sherpa technologies ou Hypnotizer)
- le billboard intersticiel avec la diffusion des publicités pendant le temps de pré-chargement des bandes annonces (voir l’exemple d’allocine)
- L’e-tourisme: Tripvop est un site e-tourisme basé uniquement sur la vidéo
La vidéo va devenir en 2008 un outil marketing et publicitaire majeur, vecteur d’engagement, d’éducation et d’entertainment. La distinction entre la production amateur et professionnelle tend déjà se creusera (voir l’article d’octobre 2007 de business week) avec la multiplication d’accords entre les fournisseurs de contenus et les plate-formes vidéos et la création de postes de “community manager”chez les opérateurs vidéos pour découvrir les talents à promouvoir.
Déploiement du ciblage comportemental : voir mon article précédent
a
Création d’expérience de Marque :
La dernière étude menée par Australie et Ipsos montre que les internautes sont demandeur d’expériences de Marques plus expérientielles que les simples bannières ou les flash transparents actuel. Cette expérience devra également être portée sur les autres médias en tirant parti de la capacité de chacun. L’enjeu de 2008, pour les Marques, sera de savoir en tirer parti afin de créer des expériences uniques. Les marketers commencent à réaliser que les expériences interactives de Marque peuvent être aussi impactantes que la publicité traditionnelle.
a
Marketing “Service”
Pendant des années, le marketing a fonctionné sur la base du monologue : les Marques se concentraient sur le message à faire passer plutôt que de passer du temps à écouter ce que les cibles ont entendu. Le marketing doit désormais accompagner les clients dans leur cycle de vie en leur proposant de la valeur ajoutée dans chacune des communications qui leur sont faites et les marques capable de créer ce dialogue seront les grandes gagnantes de 2008.
a
Certaines autres tendances seront à suivre également en 2008 :
a
Une première vidéo virale il y a quelques mois sur un combat de fourmi pour faire la promotion de la fonctionnalité clé du samsung G800 : le zoom X3
puis, une nouvelle vidéo il y a quelques semaines
le tout accompagné